LunaRover, le duo indie du Maryland, signe avec Little Things une véritable envolée sonore qui transporte l’auditeur au-delà du quotidien. Le morceau s’ouvre sur un rythme régulier et des voix éthérées, immédiatement enveloppantes, qui rappellent par moments l’univers de St. Vincent ou Beck, tout en glissant subtilement vers les textures psychédéliques de Pink Floyd et la grandeur orchestrale d’Electric Light Orchestra.
Ce qui frappe dès les premières secondes, c’est la façon dont Kevin Rieth et Ben Pelletier tissent des couches sonores complexes sans jamais perdre l’intimité de la chanson. Le deuxième couplet fait émerger un chœur céleste, signé Rieth, qui sublime les harmonies, tandis que Pelletier joue avec un sample de la NASA pour créer un “solo” qui semble venir d’ailleurs, suspendant le temps après le premier refrain.
Mais Little Things n’est pas qu’un voyage musical : c’est aussi un récit tendre sur l’amour et la patience. Chaque mot, chaque arrangement souligne l’importance des petites attentions qui font grandir une relation. La force de LunaRover réside dans cette capacité à mêler expérimentation et émotion sincère, offrant une musique qui se savoure autant avec les oreilles qu’avec le cœur.
Avec ce single, le duo confirme son statut de créateurs audacieux, capables de repousser les limites du pop-indie contemporain tout en restant profondément humain dans sa sensibilité. Little Things s’écoute comme un souffle, une invitation à observer et à célébrer les détails qui, souvent, font toute la différence.

