Avec « PREY », MAUMAUMAU troque la verve ironique de Macho Macho pour une profondeur saisissante, presque viscérale. Là où son précédent titre célébrait la confiance et la flamboyance, ce nouveau morceau se déploie comme une confession nocturne, suspendue entre désir et danger. L’artiste mexicain y explore la peur, la séduction et les cicatrices invisibles laissées par le jeu moderne des relations.
Dès les premières notes, une pulsation électronique s’installe, hypnotique, comme un battement de cœur sous tension. Le morceau avance sur un fil, entre la douceur de la voix de Mau et une production indie-électro aux reflets métalliques. Rien d’excessif, tout est dosé : l’intensité naît de la retenue. L’univers sonore, quasi cinématographique, évoque ces nuits où la lumière des écrans éclaire les visages de ceux qui espèrent encore y trouver l’amour.
Mais PREY n’est pas seulement une chanson ; c’est un geste. Inspiré par les témoignages des femmes de son entourage, MAUMAUMAU y aborde la fragilité, la peur et la résistance face à la violence insidieuse du monde contemporain. Il ne dénonce pas avec colère, il murmure une vérité inconfortable : parfois, aimer, c’est se mettre en danger.
Avec ce titre, MAUMAUMAU affirme une maturité nouvelle. Il transforme l’intime en manifeste sonore, sans renoncer à la sensualité ni à l’énergie. « PREY » est une morsure douce : celle d’un artiste qui refuse de fermer les yeux.

