Dans son nouveau titre « Wanna Make Love », Maxi Meraki signe l’une de ses productions les plus sensibles et les plus maîtrisées, portée par une house mélodique où chaque détail respire. Le morceau s’ouvre comme un horizon : un kick épuré, des percussions qui frôlent l’air et des synthés qui s’élèvent lentement, comme si la lumière reprenait possession du ciel. On y retrouve cette manière très personnelle qu’a Meraki de mêler intensité et délicatesse, de faire monter l’émotion sans jamais brusquer le voyage.
Pensée comme une véritable bande-son de lever de soleil, la progression du titre offre une atmosphère intime qui s’étire vers quelque chose de plus vaste, presque cinématographique. Tout semble taillé pour accompagner un moment suspendu, celui où la nuit laisse place à une énergie nouvelle, encore fragile mais déjà déterminée. Cette capacité à créer des paysages sonores organiques constitue l’un des atouts majeurs de Meraki.
L’EP où figure le morceau dévoile aussi « Too Much Pressure », collaboration plus vive avec Derun et The Anahit. Ici, les teintes rétro et l’élan presque solaire apportent un contraste séduisant, comme si le jour avait officiellement gagné sa bataille sur l’obscurité.
Avec « Wanna Make Love », Maxi Meraki franchit une étape décisive : il affirme une esthétique, un souffle, une identité sonore reconnaissable. Un titre pensé pour l’aube, mais prêt à accompagner ceux qui cherchent un peu de lumière, quel que soit l’heure.

