Avec « Born on a Train », Hallucinophonics signe un voyage musical qui se vit autant qu’il se ressent. Le groupe explore l’idée d’une existence toujours en mouvement, où le protagoniste semble incapable de poser ses valises, porté par un train imaginaire qui symbolise l’errance et l’héritage d’un destin insaisissable.
La chanson s’ouvre sur une ligne de guitare délicate, enveloppée d’une brume sonore qui instaure immédiatement une ambiance contemplative. La voix masculine, douce et intime, s’avance comme un confident, murmurant des paroles à la fois crues et poétiques : « I’m born on a train and I die on a train / Travelin’ through my veins like heroin ». La métaphore du train devient alors un miroir de l’identité et de la solitude, une course perpétuelle à travers les émotions et les souvenirs.
Musicalement, le morceau mêle l’intimité mélancolique de Nick Drake à la profondeur philosophique d’un Pink Floyd, créant une atmosphère à la fois introspective et hypnotique, parfaite pour les écoutes nocturnes. Chaque silence, chaque note, semble soigneusement placé pour laisser respirer la tension et magnifier la portée émotionnelle du texte.
Premier extrait du prochain album « Falling », attendu en janvier 2026, « Born on a Train » ne se contente pas d’être une chanson : c’est une invitation à un voyage intérieur. Hallucinophonics transforme une métaphore de l’errance en expérience sensorielle, où l’on devient passager de son propre destin, suspendu entre nostalgie et contemplation. Un titre qui s’inscrit durablement dans l’univers de la folk-rock contemporaine, révélant une profondeur rare et touchante.

