Certaines chansons ne se contentent pas de raconter une histoire : elles la font ressentir physiquement. Avec « Zadykhayus », NETSKII livre une œuvre viscérale, où chaque battement semble arraché à la poitrine. Sorti sous le label Druzhba Music, ce titre que nous vous recommandons grandement marque un nouveau tournant pour l’artiste dont il faut absolument suivre l’actualité dans les semaines qui viennent.
Dès les premières secondes, l’auditeur est happé par une tension presque clinique : un battement de cœur, un tic‑tac oppressant, puis la voix. Fragile, suspendue, elle rappelle cette intensité émotionnelle que l’on retrouve chez Alekseev ou Sleeping At Last, où le chant devient confession. NETSKII ne surjoue jamais : il expose. Sa voix, nue et vulnérable, se fissure dans les silences avant de se relever dans des envolées orchestrales.
Musicalement, le morceau épouse ce contraste. Les couplets murmurent la résignation, dans une atmosphère minimaliste proche de BLKVS, tandis que le refrain explose dans une déferlante symphonique et synthétique, quelque part entre Kodaline et HURTS. Cette dramaturgie sonore incarne la suffocation émotionnelle décrite : rester auprès de quelqu’un qui n’aime plus, mais ne part pas.
Avec « Zadykhayus », NETSKII ne chante pas seulement la trahison. Il la transforme en expérience sensorielle. Et dans cette suffocation, il trouve paradoxalement son souffle artistique le plus puissant. Nous allons vous recommander de prendre quelques minutes de respiration et de plonger dans cette parenthèse musicale ci-dessous :

