Avec Green Light, NickGCherrydot signe son quatorzième album en six ans. Un chiffre qui pourrait relever de la frénésie, mais qui traduit surtout une urgence créative devenue sa marque de fabrique. À 56 ans, le musicien né à Swansea et installé à Chepstow ne ralentit pas — il accélère.
Dès l’ouverture, “Special Gift” installe un climat d’harmonies généreuses, presque rétro, avant que “Number 1” n’étire ses volutes psychédéliques. “Explain It Away” durcit le ton, guitares en avant, tandis que le morceau-titre déploie un refrain accrocheur, brut et fier. On pense parfois à l’énergie frondeuse d’Oasis, à la vivacité de Supergrass ou à l’élégance sombre de Suede. En filigrane, l’ombre tutélaire des The Beatles, la puissance de Led Zeppelin, le groove des The Black Crowes et des The Allman Brothers. Pourtant, l’ensemble reste profondément personnel.
NickGCherrydot parle de “Positive Rock” : une musique forgée dans l’adversité, nourrie par des bouleversements intimes et un diagnostic de bipolarité en 2020. Loin de l’étiquette, il en a tiré une discipline farouche : écrire, jouer, produire seul, instinctivement. Mélodie d’abord, paroles ensuite.
“I Believe In You” agit comme une profession de foi. Plus qu’un simple album, Green Light sonne comme un signal intérieur : celui de ne plus attendre l’aval de quiconque. Ici, le feu est vert — et la route lui appartient.

