Paige revient avec Tragedy, une nouvelle pièce intime qui s’impose comme l’un de ses titres les plus marquants. Troisième extrait de son futur EP paigesspace, attendu plus tard dans l’année, la chanson s’ouvre sur une guitare délicate, presque fragile, qui installe immédiatement un climat de proximité. Dès les premières notes, le décor est planté : un univers dépouillé, lumineux, où la voix de l’artiste s’avance sans fard.
Ce que Paige raconte ici, c’est le paradoxe d’un amour à sens unique. Ces relations où l’on sent l’autre s’éloigner, mais où l’on choisit malgré tout de rester, quitte à supporter les zones d’ombre plutôt que le vide. Un sujet douloureux, mais porté avec une grâce discrète qui évite le pathos.
La construction du morceau épouse cette tension. Le guitare-voix initial, intime et dépouillé, se déploie peu à peu, gagnant en ampleur tout en préservant sa légèreté. On pense à une écriture pop-folk estivale, où chaque détail reste mesuré, chaque nuance dosée. La guitare guide l’ensemble, tandis que la voix de Paige, claire et habitée, captive par son expressivité subtile.
Avec Tragedy, Paige confirme son talent : une plume sensible, une présence vocale singulière, et cette capacité rare à transformer la douleur en douceur musicale. Un morceau qui s’écoute comme une confidence, et qui résonne longtemps après son dernier accord.

