Dans les profondeurs sonores où l’électronique devient langage émotionnel, PARKGOLF vient de faire surface avec Hidden Gem, un morceau qui porte bien son nom. On y découvre une bulle suspendue, éclatante, entre les pulsations numériques et les textures organiques. Le genre de pépite qu’on n’attendait pas, mais qui s’impose avec une évidence tranquille.
Basé à Sapporo, sur l’île japonaise d’Hokkaido, PARKGOLF n’en est pas à son premier coup d’éclat. Son parcours, entamé dans les circuits netlabel du Japon, l’a mené à travailler avec des noms comme tofubeats, Gesu no Kiwami Otome ou encore eill. Mais loin de se fondre dans le paysage électronique japonais, PARKGOLF préfère brouiller les pistes. Chez lui, la légèreté n’est jamais superficielle, et l’expérimentation n’exclut jamais l’émotion.
Hidden Gem s’ouvre sur une mélodie cristalline, presque enfantine, vite rattrapée par des couches rythmiques qui flottent sans jamais peser. C’est aérien, mais jamais lointain. On sent l’artisan derrière chaque détail : un beat efficace, une boucle feutrée là. Une architecture subtile qui donne au morceau un caractère presque tactile, comme si chaque son avait été sculpté à la main.
Il y a dans cette composition une forme d’élan. Une espérance discrète, comme un sourire esquissé sous la surface. PARKGOLF parvient, une fois encore, à injecter de l’humanité dans ses machines. Et c’est sans doute là que réside sa signature : dans cette capacité à faire battre un cœur au milieu des circuits.
Avec Hidden Gem, PARKGOLF nous offre une parenthèse sonore à la fois intime et vibrante. Une respiration dans le chaos. Et, peut-être, un joyau que l’on ne cessera pas de redécouvrir.

