Avec Atlantic, Pléthore poursuit l’exploration entamée sur Digital Dream, son premier album paru le 23 janvier 2026. Le morceau s’impose comme l’un des titres les plus révélateurs de l’univers du groupe : une électro-pop pensée pour le mouvement, mais chargée d’un sous-texte introspectif qui affleure à chaque pulsation.
Dès les premières mesures, Atlantic installe une tension feutrée. La structure pop sert de socle à une rythmique puissante et épurée, tandis qu’un vocoder aux accents kraftwerkiens vient troubler la frontière entre l’humain et le mécanique. Rien n’est démonstratif : tout est calibré, contenu, presque en suspension. Cette retenue donne au morceau une respiration singulière, oscillant entre lâcher-prise et contrôle.
Sur le fond, Pléthore met en scène une discussion intérieure, un dialogue entre le ying et le yang. Deux personnalités cohabitent, s’opposent et se répondent au sein d’un même corps. Atlantic aborde frontalement la dissonance cognitive et la pression sociale : cette injonction diffuse à prouver sa confiance, à se construire une image rassurante, parfois au détriment de l’équilibre intérieur. Derrière l’esthétique nu-disco et les textures synthétiques, la question demeure profondément humaine.
Pensé comme une pièce nocturne, Atlantic s’inscrit naturellement dans l’architecture de Digital Dream, album qui navigue entre réalité et projection mentale. Le morceau prendra toute sa dimension sur scène, lorsque Pléthore le défendra en concert à La Maroquinerie, à Paris, le 11 février 2026. Une occasion de vérifier que, chez eux, la danse et la réflexion avancent toujours au même tempo.

