Joshua Pearlstein habite le son comme on habite une scène. Avec Prize, son nouveau single, l’artiste affine encore un peu plus cette identité sonore modulaire et presque architecturale qui le distingue. Formé à Berklee, où il perfectionne un processus de création entièrement façonné par ses mains, il agit moins comme un simple interprète que comme un véritable canal entre l’idée et la matière.
Dès les premières secondes, Prize impose une ambiance pop immédiate, accessible, mais jamais simpliste. La production, à la fois mécanique et vibrante, repose sur des textures électroniques nettes, presque tridimensionnelles, qui soutiennent une ligne mélodique accrocheuse. La construction du morceau intrigue : les couplets installent une tension maîtrisée avant qu’un refrain lumineux ne vienne libérer l’énergie avec une efficacité redoutable.
La qualité du titre tient aussi à son équilibre. Rien n’y semble laissé au hasard, et pourtant l’ensemble respire. La voix de Pearlstein, claire et assurée, glisse sur le groove avec naturel, donnant au morceau une dimension émotionnelle qui dépasse le simple format radio. On sent l’intention, mais aussi le lâcher-prise.
Avec Prize, Joshua Pearlstein livre un single qui coche toutes les cases : une production solide, une mélodie mémorable et une énergie contagieuse. Une pop qui frappe, qui danse, et qui affirme, sans détour, qu’il faut désormais compter avec lui. Sans aucun doute, un artiste dont nous allons suivre l’actualité dans les semaines qui viennent.

