Avec Northern Lights, Queen Lily signe une chronique intime et lumineuse, portée par une écriture sincère et une production tout en retenue. Le morceau est né d’un moment de spontanéité : un riff de guitare joué par son frère et collaborateur Damon Watson, suivi d’un texte jailli presque instinctivement. De cette simplicité initiale est née une chanson profondément réfléchie.
Certaines lignes, en apparence anecdotiques — une mention de Betty White ou de Ringo Starr — trouvent leur origine dans de petits détails présents lors de la session d’écriture. Elles deviennent pourtant des symboles forts, évoquant la gentillesse, la chaleur humaine et cette forme de générosité affective souvent sous-estimée. Rien n’est laissé au hasard, même lorsque tout semble léger.
Le refrain, « Close your eyes, you will find Northern Lights in your mind », agit comme un fil conducteur. Queen Lily y explore l’idée que la force et les réponses que l’on cherche à l’extérieur résident souvent en soi, une fois les épreuves traversées. À l’image des aurores boréales, la lumière est déjà là, discrète mais persistante.
Musicalement, Northern Lights s’inscrit dans une pop indie aérienne, où la voix reste au premier plan, soutenue par une instrumentation épurée. La chanson célèbre la simplicité de l’amour sain — romantique ou platonique — et l’importance de s’entourer de personnes qui élèvent.
Avec ce nouveau titre, Queen Lily confirme sa capacité à transformer des instants ordinaires en émotions durables, sans jamais forcer l’effet. Une chanson qui éclaire doucement, mais longtemps.

