Sur RIOFONIC, Mafalda Minnozzi ne se contente pas de chanter la bossa nova : elle en incarne l’esprit. Ce nouvel album, fruit d’une profonde immersion à Rio de Janeiro — là où son amour pour la musique brésilienne a pris racine — se déploie comme une chronique de souvenirs, d’influences et de rencontres musicales qui ont façonné son art unique.
Dès les premières mesures, l’auditeur est saisi par la manière dont Minnozzi mêle la chaleur sensuelle de la bossa aux couleurs subtiles du jazz. Aux côtés du producteur et guitariste new‑yorkais Paul Ricci, elle entoure sa voix d’un ensemble de musiciens d’exception — de Roberto Menescal, véritable icône de la bossa nova, à Jaques Morelenbaum au violoncelle — qui insufflent à chaque morceau une authenticité vibrante.
Le charme de RIOFONIC réside aussi dans sa capacité à mêler tradition et présence contemporaine. Dans des reprises emblématiques telles que “Corcovado”, “Garota de Ipanema” ou “Só Danço Samba”, Minnozzi ne se contente pas de rendre hommage : elle réinterprète ces classiques avec une sensibilité qui lui est propre, tantôt délicate, tantôt rythmée, toujours expressive. Vous pouvez d’ailleurs regarder ici le documentaire publié par l’artiste :
Deux compositions originales, Café South American Style et Postcard From Rio, signées avec Ricci, jettent un pont fascinant entre sa mémoire personnelle et l’énergie contagieuse de Rio. Ces titres, portés par une orchestration légère mais sophistiquée, offrent un contrepoint contemporain aux standards.
Ce qui distingue RIOFONIC, au‑delà de la virtuosité technique, c’est la connexion émotionnelle que Minnozzi instaure avec chaque phrase musicale. Sa voix, tour à tour tendre et audacieuse, semble dialoguer avec la ville elle‑même : ses ruelles ensoleillées, ses plages mythiques, ses nuits chaudes et son swing inimitable.
Avec RIOFONIC, l’artiste offre bien plus qu’un album : une expérience immersive, à la fois hommage et interprétation personnelle de la musique carioca, portée par une élégance intemporelle qui marque durablement l’imaginaire de l’auditeur.

