Changement de cap pour Stephen Thomas. Lui qu’on connaissait pour ses titres porteurs d’espoir, presque thérapeutiques, revient avec “Breaking Hearts”, un morceau qui claque comme une porte qu’on referme derrière soi. À la croisée du punk-pop et du hip-hop, l’artiste amorce une mue inattendue, plus viscérale, plus rugueuse, mais tout aussi galvanisante.
Dès les premières secondes, l’atmosphère rappelle les années 2000 : guitares saturées, beats nerveux et un grain sonore volontairement imparfait. Le vernis pop est craquelé, laissant apparaître une urgence nouvelle, presque animale. Et puis, cette surprise : un couplet rap, balancé comme une provocation, qui emporte le morceau dans une autre dimension. Thomas ne s’excuse plus de déranger. Il revendique.
Mais derrière les éclats électriques, “Breaking Hearts” est tout sauf une chanson de cœur brisé. C’est un manifeste. Une ode à celles et ceux qui choisissent de tourner le dos à ce qui les vide, pour mieux se retrouver. “Restez loin de ceux qui vous volent votre énergie”, glisse l’artiste. Le ton est donné.
Clip en main, regard franc, Thomas signe ici un virage artistique audacieux, sans renier sa capacité à parler à l’intime. “Breaking Hearts” ne cherche pas à consoler. Il bouscule. Il libère. Et surtout, il annonce la couleur : la suite promet d’être tout aussi imprévisible.

