Certains albums ne se contentent pas d’aligner des morceaux : ils construisent un monde, une vision, une trajectoire sonore. The Codes In The Stones, le nouvel opus d’Eren Ayıntap, s’inscrit pleinement dans cette logique. L’artiste indépendant façonne un metal à la fois mélodique, puissant et résolument narratif, nourri par les civilisations anciennes, la mythologie cosmique et les grandes questions liées aux origines de l’humanité. Une signature artistique qui prolonge l’univers qu’il a commencé à dessiner avec ses précédents projets.
Dès l’ouverture, The Codes In The Stones (Part I: Göbeklitepe) installe le ton. Une ligne de chant aérienne se déploie au-dessus de riffs de guitare incisifs, tandis que la puissance vocale s’impose avec une ampleur presque cinématographique. Le cadre est posé : un melodic metal de premier ordre, précis, immersif et chargé de tension dramatique. Origins poursuit dans une veine plus accessible, portée par un rock orchestral fédérateur. La voix, toujours aussi impressionnante, y gagne en clarté et en émotion, donnant au morceau un vrai potentiel de titre phare.
Plus loin, Sons of The Fallen frappe par un refrain spectaculaire, où les envolées vocales rappellent certaines atmosphères d’Evanescence et leur capacité à captiver instantanément. Ce projet de 10 titres se parcourt comme un récit continu, fluide et cohérent, chaque composition venant enrichir l’imaginaire global.
Après l’écho international rencontré par A Timeless Echo, Eren Ayıntap confirme son sens de la construction et de la narration musicale. The Codes In The Stones s’impose comme une pépite moderne, capable de conjuguer puissance, émotion et profondeur, tout en invitant l’auditeur à un voyage sonore entre mémoire du passé et projections vers l’avenir.

