Avec Keep it Burning, The Plastic Pals signent un album à la fois combatif et lucide, reflet fidèle d’un groupe qui observe le monde sans détour et continue d’avancer malgré les secousses. Originaires de Stockholm, les Suédois livrent ici douze morceaux façonnés autour d’un même moteur : la résilience.
Co-produit et mixé par Jonathan Segel, figure de Camper Van Beethoven, l’album affiche un son ample, chaud et nerveux, où les guitares jumelles flirtent avec la power-pop, le garage rock et une psychédélie urbaine très new-yorkaise. Les influences revendiquées vont de Chuck Prophet à Mott The Hoople, sans jamais étouffer l’identité du groupe.
Le titre Keep it Burning résume l’intention : maintenir la flamme intérieure, coûte que coûte. Les ballades Love’s Not the Answer, A Sliver ou Hope explorent ruptures, doutes et fragilités, tandis que The Hawk Moth injecte un sarcasme sec face aux certitudes factices. Les textes, plus observateurs qu’autobiographiques, puisent dans un monde fracturé, marqué par la désinformation, les tensions sociales et la perte de tolérance.
Sans grand discours, The Plastic Pals livrent une chronique électrique de notre époque. Keep it Burning n’est pas un manifeste, mais un rappel sincère qu’avancer, même vacillant, reste un acte profondément rock.
Un projet dense, habité, qui s’écoute comme on rallume un feu par temps de tempête, avec patience, conviction et une foi intacte dans la force des chansons bien écrites, capables de tenir debout quand tout vacille autour de nous, amplis branchés, regard droit devant, sans nostalgie inutile ni faux espoirs brillants, durables.

