Avec The Finest, Trip Tease impose une nouvelle nuance à sa palette sonore, en compagnie d’Alain Vice et sous la direction du producteur canarien Ilya Santana. Le morceau s’inscrit dans la grande tradition du nu-disco, mais avec cette délicatesse propre aux artisans qui connaissent par cœur les codes de la piste de danse.
Dès l’ouverture, une lumière tamisée semble se déposer sur les synthés. La basse, ample et feutrée, donne le ton : un mid-tempo pensé pour laisser de l’espace aux corps et au décor. On y retrouve l’empreinte de l’Italo-disco rétro, avec ses couleurs électriques et sa douceur légèrement mélancolique, mais revisitée ici avec un sens du détail plus cinématographique que nostalgique.
Trip Tease, projet mexicain déjà remarqué pour sa chaleur analogique, trouve en Alain Vice un partenaire qui ajoute une dimension vocale et sensuelle au morceau. Santana, fidèle à son univers cosmique, accompagne le duo en construisant une architecture sonore où tout respire : rien de trop, rien qui déborde. C’est précisément cette retenue qui magnifie The Finest.
Au fil des minutes, le titre se transforme en une sorte de rituel nocturne : une ode au glamour, à la douceur des néons, à ces instants suspendus où la musique semble ralentir le temps. Ni trop rétro ni trop futuriste, The Finest trace une ligne élégante entre deux époques, et capture l’essence même du nu-disco : faire rêver en faisant danser.

