Dans la chambre d’échos de la pop internationale, Lina Horner trace avec Under The Ice une piste aussi délicate qu’inflexible, où les paysages sonores glissent sous nos semelles auditives. Artiste suédoise à l’identité protéiforme — mêlant des influences éclectiques dans des compositions habitées — Horner se distingue depuis des années déjà par une voix sombre et profonde qui sait à la fois caresser et questionner.
Avec Under The Ice, dévoilée récemment, elle embrasse une collaboration inédite, tissant une trame musicale aux textures organiques qui évoquent l’eau, la glace et les courants invisibles qui nous traversent. C’est une chanson qui ne se contente pas de faire vibrer : elle réfléchit, interroge et renverse. Inscrite dans une démarche artistique contemporaine, elle aborde frontalement la façon dont nos conditions de vie — que ce soit en raison du genre, de la couleur de peau, de la sexualité ou encore de la fonctionnalité du corps — influencent notre rapport au monde et aux autres. Ce sont ces strates invisibles, glaciales et sociales, que Horner explore, comme si la musique devenait un miroir frêle et puissant à la fois.
On sent dans Under The Ice un souffle collectif, une volonté de déconstruire les frontières identitaires tout en célébrant la richesse de nos différences. Le morceau se pose ainsi en manifeste musical : l’inclusion n’est pas une ligne droite, mais un paysage à cartographier, note après note, regard après regard.
Under The Ice est plus qu’un simple single : c’est un geste — une invitation à se confronter à soi‑même et à écouter vraiment.

