Avec son nouvel album A Mostly Quiet Life, W.C. Beck nous ouvre les portes d’un univers intime, façonné entre souvenirs et maturité. L’auteur-compositeur basé à Brooklyn y réunit des compositions écrites à Portland il y a plus d’une décennie et des reprises de Jerry Jeff Walker et John Prine, conçues durant la pandémie. L’ensemble prend des allures de capsule temporelle, où se croisent mémoire, amitiés et influences.
L’entrée en matière, « This Year », installe une énergie immédiate : guitare incisive, pulsation alt-country enlevée et cette voix de velours qui trouve appui dans des chœurs chaleureux. Un morceau qui respire l’optimisme et révèle l’artisanat soigné de Beck. La même dynamique anime « Girl on My Mind », morceau façonné comme un single intemporel, aux guitares tranchantes et à l’âme country assumée.
L’album déploie ensuite une facette plus contemplative. « Every Drop of Water » ralentit le tempo et livre une guitare acoustique délicate, portée par une voix fragile et pleine de charme. On y sent la mélancolie des fins d’été, douce et persistante. Avec « Prairie Town », Beck poursuit dans cette veine, offrant une ballade lancinante où les harmonies féminines enrichissent la texture sonore, tandis qu’un solo de guitare d’une grande finesse vient sceller l’émotion.
Enfin, « Blue Umbrella » ferme le disque avec une légèreté aérienne. Les arrangements subtils et les chœurs apaisés offrent une sortie en douceur, comme une respiration suspendue.
Ce disque, tout en nuances, illustre la capacité de Beck à relier ses racines et son présent, dans un geste à la fois personnel et universel.

