Depuis Ottawa, le duo indie pop Wotts poursuit sa mue sensible. Avec “little bug”, troisième extrait de leur EP à venir COPE, Jayem et Ricky 100 signent une ballade atmosphérique qui semble flotter hors du temps, quelque part entre confidence murmurée et souvenir diffus.
Dès les premières mesures, les claviers vaporeux s’installent comme un voile léger. Les guitares, subtilement déformées, se fondent dans un décor sonore aux contours flous. L’influence de Slowdive et de Tame Impala affleure, mais sans jamais écraser l’identité du duo. Ici, tout est question de texture et de respiration.
Produit par Jayem, le morceau explore l’idée d’accompagner quelqu’un à travers les âges, avec cette tendresse lucide qui accepte l’impossibilité de tout protéger. Il y a dans “little bug” une mélancolie contenue, une manière délicate d’aborder la finitude sans dramatiser. La voix se pose avec retenue, presque comme un guide intérieur.
Pensé comme le prolongement de FLANK!, centré sur le choc de la perte, COPE s’attarde sur l’après : les gestes quotidiens, les ajustements silencieux, la nécessité d’avancer. “little bug” incarne précisément cet entre‑deux fragile, là où l’on apprend à tenir debout sans renier ce qui fut.
Avec ce titre, Wotts affine son écriture et confirme une sensibilité qui, loin des éclats tapageurs, choisit la profondeur. Un duo dont nous suivons l’actualité depuis quelques temps déjà et qui à chaque fois marque les esprits. Sans plus attendre, plongez dans la parenthèse musicale « Little Bug » ci-dessous :

