Certaines chansons semblent intouchables. Pourtant, ZOHARA ose s’emparer de « Jóga », l’hymne émotionnel de Björk, pour en proposer une relecture audacieuse et organique. Dans cette version, la musicienne israélo-marocaine mêle oud, darbuka et textures électroniques pour créer un paysage sonore inédit — à la fois intime et universel.
L’idée a germé lors d’une tournée en Italie, où ZOHARA souhaitait offrir au public un repère familier. En quelques jours, elle compose l’arrangement, le transmet à son groupe, et le succès est immédiat. Ce moment de communion devient le point de départ d’un travail de fond : des mois d’enregistrement, de recherche sonore, et de quête de justesse.
Cette reprise s’inscrit dans la continuité de son album Welcoming The Golden Age, où elle explore déjà les tensions entre tradition et modernité. En revisitant « Jóga », ZOHARA ne cherche pas à reproduire — elle transforme. Elle insuffle à la chanson une chaleur méditerranéenne, une pulsation orientale, tout en conservant l’intensité émotionnelle de l’original.
Dans un monde fracturé, cette version devient un acte artistique et politique. Une tentative de tisser des liens, de créer des ponts. Et Björk, pionnière des fusions musicales, trouve ici une héritière qui parle sa langue — avec ses propres mots.

