Levi Sap Nei Thang ouvre l’année avec Childhood Memories, un album de 15 titres qui ressemble moins à une simple collection de chansons qu’à un véritable journal émotionnel. La chanteuse y rend hommage à ses parents et à ses années fondatrices, transformant ses souvenirs en récits universels capables de toucher chacun. Dans cette chronique intime, la nostalgie n’est jamais figée : elle circule, respire et dialogue avec le présent, portée par une écriture sincère et une voix habitée.
Dès Born in September, Thang évoque une naissance sous les tempêtes, métaphore d’un destin forgé par l’épreuve et la persévérance. Seer explore la sensibilité d’une enfant qui perçoit le monde avec une intensité parfois vertigineuse, apaisée par l’amour maternel. My Name affirme l’identité, l’héritage et la responsabilité, tandis que I Was The Girl célèbre une liberté conquise, loin des attentes traditionnelles. Papa rend hommage à un père infatigable, et Gum & Sweet ravive les plaisirs simples de la vie de village, entre innocence, curiosité et camaraderie. En clôture, I Was Bullied transforme une blessure ancienne en message de courage, d’intégrité et de résilience.
La force de Childhood Memories réside dans cet équilibre subtil entre narration et musicalité. Les mélodies, fines et accessibles, soutiennent une interprétation expressive qui transmet autant la fragilité que la détermination. Chaque piste agit comme une photographie sonore, révélant un fragment de vie sans jamais tomber dans la complaisance.
Publié en début d’année, l’album résonne comme une invitation à faire la paix avec son passé pour mieux envisager l’avenir. Une belle surprise, chaleureuse et profondément humaine, qui confirme le sens du récit et la sensibilité artistique de Levi Sap Nei Thang.

