Depuis la vibrante scène rennaise, l’artiste Geoffroy délaisse les fûts de Metro Verlaine pour sculpter le vide spatial sous l’alias Harbinger. Avec son nouvel EP Wavesyzer, ce projet instrumental s’impose comme un trait d’union magistral entre la nostalgie analogique de Jean-Michel Jarre et l’efficacité nocturne d’un Kavinsky. Ce n’est pas qu’une simple collection de titres, mais une véritable fresque rétro-futuriste conçue pour la scène, où les machines palpitent au rythme d’un cœur humain.
L’immersion débute avec « SOLAR », une plage chaleureuse où les synthétiseurs vintage enlacent un groove décontracté, évoquant un lever de soleil sur une planète lointaine. Puis, le voyage s’accélère brusquement avec « KRELUS ». Véritable décharge d’adrénaline synthwave, ce morceau lumineux et incroyablement dansant s’affirme déjà comme l’hymne indispensable de nos prochaines virées nocturnes ou de nos « road trips » estivaux les plus mémorables. Harbinger y démontre une science du rythme qui trahit subtilement son riche passé de batteur.
Le projet explore aussi des zones plus ombragées, notamment avec « PHOBOS ». Ici, l’artiste fusionne une electronica chill avec des textures mélancoliques profondes. L’équilibre est saisissant : entre introspection apaisante et une subtile sensation de gravité, le titre nous happe littéralement dans un cocon sonore organique. Armé de ses séquenceurs et de ses machines, l’artisan rennais parvient à rendre l’électronique tactile, offrant une dimension presque charnelle à ses compositions synthétiques.
Wavesyzer ne se contente pas de faire danser les corps ; il fait voyager les esprits dans un cosmos cinématographique où chaque note semble forgée dans la poussière d’étoile. Une sortie indispensable pour quiconque cherche à s’évader sans quitter le dancefloor. Harbinger confirme ici son statut de pilote d’élite au sein de la nouvelle garde électronique française, promettant des lives intenses.

