Il arrive parfois qu’une simple esquisse au feutre devienne le moteur d’une révolution sonore. C’est exactement le pari relevé par Karlo Bromsen avec Parlin Papito, son tout premier single solo. Loin des sentiers battus, l’artiste nous livre ici une pièce d’orfèvrerie indé-électronique, mélangeant énergie indie-pop, éléments électroniques ludiques et écriture mélodique soignée.
Le point de départ ? Une figure tracée à la main par son fils, Willi. Ce petit personnage, Papito, surgit d’une bouteille bouchée, se passionne pour les abeilles et les bourdons, et s’immerge dans un monde surréaliste fait de chaos familial, de méchants excentriques et d’aventures quotidiennes étranges. Ce protagoniste, qui devient le centre névralgique d’un univers visuel fascinant, offre une profondeur narrative au morceau.
On plonge tête la première dans un clip DIY, bricolé avec une fraîcheur qui fait du bien à l’ère du lissé numérique. Si la proposition est visuellement ludique et légère, elle ne manque pas de substance : la chanson réussit ce tour de force d’être un titre d’été chaleureux, ancré dans une réalité émotionnelle brute.
Bromsen ne cherche pas à être sérieux, il préfère être sincère, créant une bulle à la croisée de la pop alternative, de l’animation artisanale et du récit décalé. Parlin Papito impose une signature unique : celle d’un musicien qui n’a pas peur de jouer, transformant un simple dessin d’enfant en une aventure sonore inoubliable.

