C’est avec une évidente aisance qu’Old Man Canyon, alias le multi-instrumentiste vancouvérois Jett Pace, dévoile son nouveau titre « So Close Yet So Far Away ». Après des singles comme « When I Compare » ou « 24hrs a Day », l’artiste confirme sa signature : un pop-psychédélisme lumineux, où l’électronique et l’organique se répondent sans jamais s’opposer.
Dès les premières secondes, une ligne de basse profonde et pulsée pose les fondations du morceau. Elle est vite rejointe par des nappes de synthés généreuses, presque cotonneuses, qui viennent envelopper une mélodie vocale éthérée. C’est cette tension entre chaleur électronique et légèreté vaporeuse qui donne au titre son caractère onirique, presque suspendu dans le temps.
Mais « So Close Yet So Far Away » ne se contente pas de flotter. Des guitares électriques, franches et incisives, viennent réveiller l’ensemble, portées par une batterie rapide qui pousse le morceau vers l’avant sans jamais l’essouffler. Le résultat est un groove hybride, capable aussi bien d’accompagner une soirée d’été alanguie que d’électriser une piste de danse.
Ce grand écart stylistique n’a rien d’un hasard chez Old Man Canyon, dont la discographie navigue depuis plusieurs années entre introspection et énergie collective. Ici, le titre semble incarner à lui seul cette dualité, entre proximité et distance, comme le suggère son intitulé.
Avec ce nouveau titre, Jett Pace confirme qu’il reste l’un des artisans les plus subtils de la scène pop-psych canadienne actuelle, capable de faire cohabiter mélancolie et euphorie dans un même souffle estival.

