Certaines chansons naissent d’une commande, et finissent par devenir une identité. C’est le cas de « Sing Our Song », premier single officiel du trio devenu quintette Nashville Exile, dont l’histoire mérite d’être racontée avant même d’être écoutée.
Tout commence avant même que le groupe n’existe formellement. Matthew Crozer, sa cousine Cat Smithurst et Amu Dennett se lancent alors dans une idée un brin artisanale : composer, pour les mariés qu’ils accompagnaient sur scène, une chanson sur mesure, façonnée à partir de leurs goûts musicaux respectifs. Le concept ne prend pas vraiment, à une exception notable : une fleuriste, déjà proche du groupe, dont le morceau de cœur n’était autre que « The Weight » de The Band. De cette rencontre naît « Sing Our Song » — une chanson écrite pour l’histoire d’amour de quelqu’un d’autre, mais qui, avec le recul, raconte aussi celle du groupe.
Musicalement, le morceau s’inscrit dans la lignée des grands songwriters américains, entre Jimmy Webb, Warren Zevon et John Prine. On y retrouve un sens du récit assumé, une production organique et un refrain pensé pour être repris en chœur — la marque d’un groupe qui ne cherche pas à réinventer l’americana, mais à en perpétuer l’artisanat avec sincérité.
Avec ce titre, Nashville Exile pose la première pierre d’un projet plus large : leur premier album, « Hand Drawn », attendu en 2026. Une entrée en matière modeste dans sa forme, mais fondatrice dans son propos.

