Avec la sortie de Metamorphosis, Pt. 3, l’auteur-compositeur-interprète Lee Miller Matsos parachève sa trilogie introspective avec une grâce bouleversante. Ce projet s’impose comme le volet final d’un triptyque musical intense, avant sa future compilation sous la forme d’un album complet. Pour ce grand final, le brillant musicien britannique s’est entouré du talentueux producteur Coen Sosa. Ensemble, ils ont investi le légendaire New Monkey Studio pour façonner un paysage sonore unique, à la fois hanté et nostalgiquement cinématographique.
Le duo a fait le choix audacieux de faire transiter tout l’enregistrement par une console analogique vintage de grande renommée, insufflant une chaleur organique incomparable aux morceaux de l’opus. À l’écoute, l’album déploie une identité artistique forte, fusionnant habilement des textures rock alternatif des années 1990, des synthétiseurs aériens et les notes feutrées d’un Mellotron historique. Cette instrumentation riche sert d’écrin à une interprétation vocale particulièrement retenue, mais habitée par une vive émotion brute.
L’ancien chanteur d’opéra délaisse désormais la grandiloquence pour explorer les fêlures profondes de l’âme humaine. Entre la rythmique incisive du single phare intitulé Change et la poésie crépusculaire du titre de clôture Garbage on Your Street, Matsos capture l’essence même de la résilience. Cette chronique d’une guérison non linéaire, de la douleur de la chrysalide jusqu’à la liberté finale du papillon, captive par sa sincérité désarmante.
Plus qu’un simple EP, ce disque s’écoute comme le véritable carnet de bord d’une transformation intime réussie. Matsos signe une œuvre mature et vibrante, confirmant son précieux statut de grand conteur sonore moderne.

