Certaines mélodies possèdent ce don rare d’installer un climat instantané, presque palpable. Avec son dernier single, « What else is there to do? », paru fin février 2026, la prodige roumaine Alessiah confirme qu’elle n’est plus seulement une étoile montante de la pop-dance, mais une véritable architecte de l’intime.
Après l’onde de choc sensorielle provoquée par son album Obscentra en 2025, la jeune artiste semble avoir trouvé dans la mélancolie un nouveau terrain de jeu. Ici, les beats frénétiques s’effacent pour laisser respirer l’émotion brute. Le titre s’ouvre sur une atmosphère dépouillée, offrant un écrin sur mesure à une voix qui a gagné en épaisseur et en grain. On y devine les stigmates d’un amour qui s’étiole, ce moment de bascule où les souvenirs deviennent soudainement plus encombrants que le silence.
La force d’Alessiah réside dans cette capacité à transmuter le regret en une esthétique cinématographique. Le clip officiel, voyage onirique dans les limbes de la mémoire, sublime cette sensation de dérive urbaine avec une justesse désarmante. Alors qu’elle s’apprête à dévoiler une collaboration très attendue avec Café De Anatolia dès le 6 mars, la chanteuse prouve qu’elle maîtrise l’art du contre-pied : nous faire vibrer sur nos propres fêlures.
En 2026, la pop ne se contente plus d’être efficace ; avec Alessiah, elle devient viscérale. Un morceau qui tourne en boucle, telle une question sans réponse jetée au milieu de la nuit.

