Avec la sortie de son tout dernier single, « bad habit », Alessiah ne se contente pas de publier une nouvelle chanson. Elle opère une véritable métamorphose. Exit la pop solaire et naïve de ses débuts d’adolescente ; la jeune artiste roumaine franchit le cap de la maturité en s’enfonçant dans les clairs-obscurs d’une pop résolument nocturne et envoûtante.
Pour ce virage crucial, elle s’entoure de l’orfèvre de l’électro-pop, le producteur Vanotek. Ensemble, ils sculptent une atmosphère dense, où les lignes de basse minimalistes et les textures R&B enveloppent une voix transfigurée. Alessiah y chante la vulnérabilité avec une honnêteté brute, explorant les déesses et les démons de la dépendance affective.
Sa voix, autrefois cristalline, se fait ici plus feutrée, presque murmurée, capturant parfaitement le vertige des dynamiques amoureuses toxiques et des élans que l’on ne peut réprimer. Ce titre magnétique agit comme le manifeste d’un projet beaucoup plus vaste : son premier album studio, Obsentra.
Déjà propulsé en tête des playlists de Spotify Romania et soutenu avec ferveur par Virgin Radio Romania, « bad habit » prouve qu’Alessiah a définitivement trouvé sa propre identité artistique. À la fois hypnotique et viscéral, le morceau s’impose comme la bande-son idéale de nos mélancolies contemporaines. Une habitude dont il sera résolument bien difficile de se défaire cet automne.

