L’élégance n’est pas morte, elle s’est simplement réfugiée dans le studio d’Alex Puddu. Multi-instrumentiste italien exilé au Danemark, le producteur revient ce 8 mai 2026 avec Francia Meccanica, un neuvième album qui agit comme un shoot de nostalgie sophistiquée. Sous le label Al Dente Music, Puddu délaisse un temps ses amours pour le cinéma érotique des années 70 afin d’explorer la « disco-electronica » racée du tournant des années 90.
Véritable récit gothique moderne, l’album nous plonge dès l’ouverture, « Notte In Riviera », dans une déambulation moite sur les côtes françaises. On y croise une femme vampire séduisante, métaphore d’un désir incontrôlable qui innerve tout le disque. Le morceau « Parigi Perversa », porté par la voix de la chanteuse Imelda, s’impose déjà comme un sommet : une course-poursuite désespérée dans un Paris de péchés et de confessions, quelque part entre la mélancolie de Massive Attack et l’énergie brute de Stereophonics.
Musicalement, l’objet est organique et vibrant. Puddu, qui assure batterie, claviers et guitares, livre sur « Trasgressiva » un solo étincelant rappelant les grandes heures des Isley Brothers. Entre lignes de basse funky, saxophones acides et murmures érotiques bilingues, le disque oscille entre l’hédonisme des clubs (« L’Amour Dangereux ») et l’intimité d’un film noir minimaliste (« Dolce e Violenta »).
Avec Francia Meccanica, Alex Puddu ne se contente pas de recycler des codes ; il distille une pop-disco solaire et transgressive. Un cocktail irrésistible de synthétiseurs scintillants et d’évasion hédoniste, parfait pour accompagner nos nuits de cavale et nos aubes incertaines.

