Sans argent ni soutien, découvrez le quotidien d’un groupe indé en tournée

Même si le phénomène existe depuis le début du vingtième siècle, le D.I.Y a été adapté pour la première fois à une grande échelle dans les années 70 avec la naissance de la musique Punk. Dès sa création, cette subculture a essayé de se différencier de son aîné, le rock, accusé d’être soumis au grand capital et vendant son âme au diable.

Cette volonté de faire les choses différemment, sans argent poussa les groupes à trouver des façons alternatives pour mettre en place une économie musicale à taille humaine. Certains groupes vont commencer à enregistrer leurs maquettes puis des albums entiers chez eux, dans leurs salles de bain avec le matériel le plus rudimentaire qu’il soit en essayant de donner un son propre et écoutable. Ce sont les débuts du son lo-fi qui va se propager ensuite au rock et à la pop dans les années 80.

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Avec les facilités qu’offre internet de nos jours, les groupes se prennent de plus en plus en main et n’hésitent pas à revenir au D.I.Y pour lancer leur carrière musicale voire vivre de leur passion. Plus besoin d’avoir beaucoup d’agent, un tourneur, un producteur, un manager pour se lancer concrètement dans un parcours artistique. L’ambition, la volonté et le talent suffisent.

 

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Alec Castillo, photographe et membre du groupe The Nude Party, montre sur une série d’images, leur quotidien en tournée. Entre voyages en van, des nuits à la belle étoile, des bains dans des fontaines publiques ou le partage d’un lit dans une chambre d’hôtel, on peut voir une partie de leur vie de groupe à travers ces images.

 

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Photos par Alec Castillo : Facebook Soundcloud Youtube