Dans un futur où le néon scintille sur des villes numériques et où les données semblent vivre d’elles-mêmes, Audiovoid livre avec Artificial Gangsta un morceau qui ne se contente pas d’être entendu : il se vit. La nouvelle piste du producteur s’inscrit dans une esthétique dubstep sombre et affûtée, où chaque basse frappe comme une signature, imposant une tension palpable dès les premières secondes.
La force de Artificial Gangsta réside dans son côté vivant, presque organique, malgré son ADN futuriste. Les synthés vacillent comme des hologrammes instables, les drops tombent avec la précision froide d’un monde automatisé, mais quelque part au cœur de cette mécanique, on ressent la présence d’une intelligence qui joue avec la musique, qui rit et qui se fait audacieuse. La basse, véritable narratrice du morceau, ne se contente pas de remplir l’espace : elle dicte le rythme, négocie l’ambiance, et transforme chaque passage en expérience immersive.
Audiovoid explore ici ce que pourrait être une musique post-humaine : un son né de l’algorithme, des artefacts de compression et d’une imagination numérique à la fois ironique et audacieuse. Artificial Gangsta ne se limite pas à un simple morceau de bass music : c’est la bande-son d’un futur où la culture se construit autant à travers le code que les créateurs eux-mêmes. Une sortie qui confirme qu’Audiovoid sait transformer la science-fiction en sensation sonore, idéale pour les nuits urbaines et les playlists qui aiment se perdre dans le cyberespace.

