Avec Balancing Act, leur sixième album studio, le duo danois Vinyl Floor confirme avec éclat son statut d’orfèvre du rock mélodique. Composé des frères Daniel et Thomas Charlie Pedersen, le groupe de Copenhague affine une démarche artistique mûrie au fil de plus de 200 concerts à travers le monde, s’inspirant des racines britanniques des années 60 et 70 tout en lorgnant vers l’art rock et les textures progressives.
Enregistrées en prise directe au Studio Möllan à Malmö sous la houlette du producteur suédois Emil Isaksson, les treize pistes de l’album capturent une énergie authentique. L’ossature traditionnelle — batterie, basse et guitares — s’enrichit de nuances symphoniques et électroniques. L’opus intègre également la contribution d’invités de marque, à l’image du multi-instrumentiste Bebe Risenfors (connu pour ses collaborations avec Tom Waits) et du violoniste classique Christian Ellegaard, membre de l’Orchestre national symphonique du Danemark.
Cet éclectisme stylistique s’exprime pleinement à travers les compositions du disque, à l’instar du titre d’ouverture All This and More qui insuffle une vitalité immédiate avec une instrumentation riche et une section batterie vivante. La voix du chanteur se pose avec délicatesse accompagnée également par des lignes de guitare de toute beauté. Il y’a aussi la pièce centrale Mr. Rubinstein qui déploie des arrangements sophistiqués, une ballade aux influences britpop qui vous emporte dès les premières mesures. Le morceau éponyme Balancing Act vient quant à lui condenser toute la finesse mélodique et l’inventivité harmonique du duo, offrant une respiration plus intimiste.
Thématiquement, ce disque explore la quête intime d’équilibre et de sens dans un monde perçu comme instable, traversé par les incertitudes et les contradictions. Les compositions privilégient la force des mélodies et des textes soignés, le tout magnifié par le mixage de Søren Vestergaard pour offrir un son à la fois chaleureux, organique et résolument moderne. Disponible dès le 27 février 2026 sous le label Karmanian Records, l’album s’impose comme une chronique musicale poignante, aussi intemporel que nécessaire.

