Fernand Menal surgit là où on ne l’attend pas. Avec « Stop Glissé », il signe une découverte aussi énigmatique que captivante, un objet musical difficile à classer mais impossible à ignorer. Sa voix, à la fois fragile et habitée, porte des textes incisifs qui viennent bousculer l’ordre établi. Derrière des couleurs pop solaires et des rythmes afro lumineux, se cache une lecture bien plus sombre du monde : une fresque lucide des dérives contemporaines, entre précarité, isolement, superficialité et perte de sens.
Ce contraste saisissant fait toute la force du morceau. Il y a chez lui une vraie écriture, ciselée, presque artisanale, héritée d’un parcours atypique. Menal transforme la rudesse en matière sensible. Comme on travaille la ferraille, il polit ses émotions brutes pour en extraire des récits profondément humains.
Ses influences éclectiques et son regard affûté nourrissent une proposition singulière. « Stop Glissé » ne s’écoute pas seulement, il se ressent, puis s’infuse lentement.
Un artiste à suivre de très près. À écouter, puis à réécouter, encore :

