Dès les premières secondes, le ton est donné. Avec Electric High, la retenue n’a jamais été une option, et Lover Lover le prouve avec éclat. Le groupe de Bergen livre un titre tendu, nerveux, presque abrasif, où l’amour cesse d’être promesse pour devenir confrontation.
Les guitares s’embrasent, la section rythmique avance comme une machine lancée à pleine vitesse, et le refrain s’impose avec une efficacité redoutable. La force du morceau tient aussi dans cette dynamique vocale à deux voix, signature du groupe, qui apporte relief et intensité. L’échange devient duel, la mélodie se charge d’électricité, et l’émotion brute affleure derrière chaque ligne.
Extrait de leur deuxième album, Free to Go, paru via Apollon Records, Lover Lover dévoile une facette plus sombre de leur identité. Moins célébration, davantage tension maîtrisée. Le morceau capture ce moment fragile où la confiance se fissure, où la passion bascule dans le règlement de comptes.
Electric High confirme ainsi son goût pour un rock incandescent, direct, sans vernis superflu. Une énergie viscérale, des hooks taillés pour la scène, et cette capacité rare à transformer les cicatrices en hymnes électriques.

