Avec SZÁRA, chaque sortie ressemble à une traversée sensorielle. Son nouveau single, Ethernet, ne déroge pas à la règle : c’est une pièce suspendue, presque impalpable, qui semble flotter entre ciel électronique et battements intérieurs.
Dès les premières secondes, des nappes atmosphériques s’installent, diffuses, enveloppantes. La production joue sur des textures délicates, des réverbérations longues, comme si le son cherchait à étirer le temps. Puis la voix arrive. Aérienne, presque spectrale, elle glisse sur l’instrumentation avec une grâce fragile. SZÁRA ne force rien : elle suggère, murmure, laisse des silences respirer.
L’expérimentation est bien là, mais jamais gratuite. Elle sert l’émotion. Chaque détail sonore paraît pensé pour créer une immersion totale, un espace où l’on se sent à la fois connecté et isolé — paradoxe moderne que le titre évoque subtilement.
Avec « Ethernet », SZÁRA confirme son goût pour les paysages sonores oniriques et les climats chargés d’intensité contenue. Une musique qui ne cherche pas le fracas, mais la profondeur. Une œuvre à écouter au casque, les yeux fermés, pour mieux capter ce fil invisible qu’elle tend entre l’intime et le numérique.

