Dès les premières secondes de Hear The Call, le décor est planté. Une décharge d’accords saturés, une tension presque cinématographique, et l’on comprend que Coffeeshop a décidé de sortir des sentiers battus. Connu pour ses textures plus électroniques, le producteur dont nous découvrons le catalogue musical embrasse ici un souffle alt-rock rugueux, frontal, qui surprend autant qu’il captive.
La collaboration avec Ty Taylor n’y est pas étrangère. Le chanteur impose sa voix habitée, chargée de tension et de relief. Il ne survole pas la production : il la traverse, l’écorche, la pousse dans ses retranchements. Chaque montée semble arrachée à la nuit, chaque refrain sonne comme un avertissement. L’alchimie entre les deux artistes fonctionne sans démonstration inutile.
Sous ses allures de fresque post-apocalyptique, le morceau agit comme un miroir. La menace diffuse, les sirènes lointaines, cette impression de danger omniprésent traduisent des combats bien réels : ceux menés contre l’injustice, les abus ou les silences imposés. Mais Hear The Call ne s’abandonne jamais au fatalisme ; il choisit la résistance, presque la révolte.
Le clip, signé par le collectif iDreamology, prolonge cette intensité dans un univers anime dystopique ambitieux. Ensemble, musique et image dessinent un hymne moderne, tendu vers la lumière — un cri vibrant pour celles et ceux qui refusent de rester dans l’ombre.

