Certaines blessures laissent des cicatrices, d’autres deviennent des refrains. Avec “Kill Love”, poptoken transforme la froideur des ruptures en un éclat synthétique vibrant, presque lumineux. Inspirée par plusieurs séparations marquées par la distance émotionnelle et le rejet, la chanson puise dans une mémoire intime pour mieux toucher à l’universel.
Dès les premières mesures, une ambiance rétro s’installe. Les nappes de synthétiseurs évoquent l’âge d’or de la synthpop, tandis que la rythmique, souple et dansante, insuffle au morceau une énergie contagieuse. On pense aux nuits néon des années 80, à ces pistes de danse où l’on exorcise ses peines en bougeant sans retenue. Mais ici, la nostalgie ne fige rien : elle propulse.
La force de “Kill Love” réside dans ce contraste maîtrisé entre vulnérabilité et pulsation. Là où le texte évoque la froideur progressive d’un amour qui s’éteint, la production choisit la lumière, presque la célébration. Comme si tuer l’amour revenait surtout à se libérer de ce qui ne nous élève plus.
Avec ce single, poptoken signe un titre à la fois introspectif et fédérateur — une bande-son idéale pour celles et ceux qui ont appris à danser avec leurs désillusions.

