Kwabs – « C’est bizarre qu’on m’appelle le Sam Smith noir » (Interview)

Après le succès de son excellent titre Last Stand produit par Sohn , Kwabs va sortir le 11 septembre prochain son premier album intitulé Love+War.  Un projet qui a déjà dévoilé en début d’année quelques une des chansons qui le compose dont la meilleure qui l’ai faite selon lui : Perfect Ruin.

Nous avions rencontré Kwabs pour une interview « Découverte » que vous retrouverez dans son intégralité dans le magazine papier.

 

1- Tu as explosé aux yeux du public avec le titre « Last Stand » produit par Sohn. De quoi est-il question dans cette chanson ?

Cette chanson parle surtout des habitudes qu’on peut avoir dans une relation quel qu’elle soit. Souvent on n’y fait pas attention et on se réveille dans une routine qui peut être destructrice. C’est de ça dont il est question surtout dans le refrain.

2- Tu parles souvent du fait que tu veux toucher les gens. Qu’est-ce que ça te fait lorsqu’un fan te dit qu’une de tes chansons l’émeut aux larmes ?

Je pense que partager les émotions est le but même de la musique. En tout cas c’est notre but en tant qu’artiste. Comme êtres humains, nous avons besoin de les ressentir et de les vivre pleinement, c’est l’essence même de l’humanité pour moi.  Ça me fait plaisir de savoir que je participe à un certain moment et à un certain niveau, à faire vivre l’humanité des gens qui m’écoutent.

 

3- Je me disais que Perfect Ruin était meilleure que Last Stand. Quelle est ta préférée des deux ?

Je pense aussi que Perfect Ruin est la meilleure chanson des deux. C’est la chanson qui m’a marquée le plus en tout cas parce que je l’ai écrite il y’a deux ans environ avec des potes. Même après tout ce temps, je me suis dit qu’elle devait figurer sur l’album. Je trouve que tout est bon dans ce morceau. La production, les paroles même le clip vidéo. C’est vraiment avec ce morceau que j’avais envie de montrer qui je suis en tant qu’artiste.

4- Dans ton son il y’a diverses influences. On y retrouve un peu de tout. Qu’est-ce que tu écoutais en grandissant ?

Je suis un enfant de MTV et des charts donc j’ai écouté tout ce qui cartonnait dans les années 90. Je me suis tourné ensuite vers le rock alternatif comme Les Strokes, King Of Leon et pleins d’autres groupes. J’ai découvert la soul et le jazz bien plus tard même si ce sont des musiques qui ont toujours été familières. La musique que je fais aujourd’hui reflète toutes ces influences.

 

5- Quel est le moment où tu t’es dit que tu voulais vivre de la musique ?

C’est le moment où j’ai mis en ligne la reprise de la chanson The Wilhelm Scream de James Blake en 2012. A cette époque j’écrivais déjà depuis longtemps mais de voir l’impact que cette reprise a eue sur la toile, ça m’a convaincu que je pouvais vraiment faire quelque chose dans la musique. Il a fallu ensuite que je fasse découvrir mes propres morceaux et l’accueil a été le même. Ça aurait pu c’est vrai se passer autrement.

 

6- Certains disent que tu es le Sam Smith noir. Qu’est-ce que tu en dis ?

C’est vrai qu’on me compare à beaucoup de gens. Certains disent que je suis le nouveau Seal mais je n’avais jamais entendu parler de « Sam Smith noir ». C’est bizarre. Ceci étant dit, c’est flatteur d’être comparé à de ci grands artistes. Je connais Sam Smith, on a fait une tournée ensemble et on va en refaire une prochainement, on sera même de passage à Paris. Quand tu le vois sur scène, tu te dis, c’est un autre niveau. C’est un exemple à suivre pour un mec comme moi.

 

7-  De quel type de Love+War s’agit-il dans ton dernier album ?

C’est assez global. En gros ce titre je veux dire aux gens que pour moi l’envie d’amour et celle de détester existent en même temps en nous. Il n’y a rien de mal d’aimer et de détester tant qu’il n’y a pas de victime et qu’on finit par se réconcilier. Ça rend les relations encore plus fortes et nous avons besoin des deux en tant qu’être humain.

 

 

Interview réalisée Par Patrick Kaya