Le quatuor de Moline (Illinois), The House Flies, frappe à nouveau avec « Lost Literature », second extrait de leur album Lions and Ore attendu le 6 novembre. Si le post-punk verse souvent dans la noirceur brute, ce nouveau single choisit d’éclairer ses ombres d’un éclat résolument pop et organique.
Le morceau s’ouvre sur une impulsion immédiate. Porté par une batterie droite au pas de charge et une basse mélodique, presque dansante, le titre installe un groove magnétique. Les guitares s’y superposent en vagues successives, créant un mur du son dense mais jamais étouffant, à la croisée du gothique et du rock alternatif sombre. La force de « Lost Literature » réside dans son refrain répétitif. Ce gimmick entêtant agit comme un phare dans la nuit, conférant au morceau une efficacité redoutable sans jamais trahir ses racines souterraines.
Textuellement, Alex Riggen nous embarque à l’arrière d’une voiture de location, fenêtres baissées sur le vide américain. Les paroles oscillent entre les lumières des vérandas, le grésillement d’une radio lointaine et les autoroutes nocturnes. C’est une errance poétique, une exploration des souvenirs fragmentés et du temps qui s’effiloche.
Plus accessible que leur précédent single, « Lost Literature » prouve que The House Flies sait injecter de la lumière dans sa mélancolie. Le groupe signe un hymne nocturne impeccable, parfait prélude à un album qui s’annonce déjà comme une pièce maîtresse de cet automne. Une véritable invitation à rouler au hasard, jusqu’à l’aube.

