Après des années de silence radio, le musicien israélien Yair Noam, originaire de Kiryat Yam, opère un retour viscéral avec Guardian Devil. Premier extrait d’un EP imminent, ce single marque la résurrection artistique d’un homme sauvé du gouffre par l’écriture de Tyler Joseph (Twenty Øne Pilots). C’est de ce traumatisme et d’une rage d’exister que naît ce morceau thérapeutique.
Guardian Devil puise sa source dans l’asphyxie d’un nouveau quotidien professionnel. Écrasé, exploité, Noam y a ressenti ce point de rupture universel où la lumière flanche. « Un autre côté de moi a pris le dessus », confie-t-il. Ce double protecteur, ce « diable gardien », c’est l’armure sombre que l’on revêt pour ne plus être piétiné, quitte à en payer le prix fort.
Initialement pensé comme un titre de rap brut, le morceau a trouvé son salut organique dans un canevas plus large, transfiguré par un hook entêtant. Pour matérialiser cette mue, Noam s’est entouré de ses piliers : le producteur Avi Zadkani – un ami de douze ans – et le visionnaire Zohar Hanukka. Enregistrée là où tout a commencé pour le duo, la session a accouché d’improvisations vocales frissonnantes de vérité.
Plus qu’une chanson, Guardian Devil est une vibrante catharsis rock-alternative. Yair Noam y livre ses failles et son anxiété pour mieux tendre la main à ceux qui luttent dans l’ombre. Une confession brute, nécessaire, qui prouve que l’art est parfois le seul rempart pour ne pas sombrer. Un artiste à suivre de très près.

