Leito vient de dévoiler « Contre-jour », son premier EP : cinq titres, cinq moments de la journée et cinq éclairages différents sur une même trajectoire intérieure.
Entre rap, indie rock et lo-fi, Leito construit un univers où nappes suspendues, guitares organiques et rythmes hip-hop accompagnent un cheminement personnel autour du temps qui passe, des apparences que l’on lâche, des failles que l’on accepte et de la richesse que l’on trouve dans les choses simples.
Auteur-compositeur Leito crée ses morceaux depuis sa chambre, un espace où il transforme l’intime en matière universelle. À contre-courant des codes dominants du rap actuel et des postures virilistes, il revendique une approche artisanale, sensible et sans masque. Son rap introspectif est centré sur l’écriture et l’authenticité.
Avec « Art de vivre », premier extrait de l’EP, Leito posait le ton : une ode à la flemme où le lit devient un refuge, avec suffisamment de second degré pour laisser planer le doute entre excuse et véritable philosophie de vie. Une production flottante et chaleureuse accompagne ce voyage intérieur où l’inaction devient aventure.
« J’ai de la chance » aborde avec sarcasme la course à l’argent et l’idée que réussir reviendrait à accumuler, jusqu’à rappeler que la véritable richesse est peut-être déjà là.
« Boîte à questions » revient sur cette petite voix intérieure qui s’émerveille enfant et somatise adulte, dans une atmosphère douce et rêveuse où le doute prend presque des airs de jeu.
Avec « Process », Leito pose un regard lucide et sarcastique sur notre rapport aux écrans et à la technologie, confrontant le réel et le virtuel et questionnant ce que nous avons peut-être perdu à force de vouloir tout simplifier.
Enfin, « Tout et rien » ralentit encore le mouvement. Porté par un Rhodes et des couplets posés plus que rappés, le morceau devient un espace où Leito évoque la fatigue de faire semblant, l’envie d’arrêter de plaire à tout prix et le besoin de lâcher prise et d’accepter ses failles.
Un EP où Leito ne cherche pas à donner de réponse toute faite, mais à observer, questionner et transformer ces réflexions en musique. « Contre-jour » est une invitation à regarder autrement le temps qui passe, les habitudes, les contradictions et ce que l’on choisit finalement de garder.

