Derrière l’avatar mystérieux de Calida Ray se cache Frederick Schulze-Schilddorf. Ce compositeur allemand illumine notre paysage sonore avec « Fly To The Sun ». Cet ultime single annonce un album ambitieux intitulé « There Might Be Light Above The Surface (pt. one) ».
Pour ce nouveau projet, l’artiste s’est inspiré des paysages de ses belles vacances en Italie. Il a réuni dix-neuf musiciens de son cercle berlinois. Ensemble, ils explorent les dualités de la lumière et de l’obscurité à travers un dialogue instrumental foisonnant. Esthétiquement, l’œuvre tisse des liens étroits entre le jazz contemporain, l’indie R&B et la neo-soul. Cette fusion audacieuse est sublimée par une approche de production expérimentale très distinctive.
L’écoute révèle des textures feutrées et une richesse harmonique captivante. Des influences transparaissent subtilement au fil des notes, évoquant l’audace de Hiatus Kaiyote, le groove de D’Angelo ou la complexité de Jacob Collier et Robert Glasper. Le morceau se démarque également par l’intégration d’une section en spoken word d’une grande fraîcheur, qui apporte une profondeur poétique bienvenue à l’ensemble.
Après les explorations intimes de ses précédents disques, « Between Me And Myself » en 2024 puis « Breathing Underwater » en 2025, le musicien allemand franchit un nouveau cap. Il élargit sa palette sonore en fusionnant blues, ambient et nu-jazz. « Fly To The Sun » s’impose comme une odyssée moderne et vibrante. C’est une invitation à s’élever au-dessus de la surface, guidé par la vision d’un grand artiste en pleine possession de ses moyens.

