Le 17 avril 2026, l’icône de la pop alternative M.I.A. a une nouvelle fois pris l’industrie à contre-pied avec la sortie de son septième album studio, sobrement intitulé M.I.7. Publié sous son propre label indépendant, OHMNIMUSIC, ce disque ne se contente pas de succéder à MATA ; il marque une rupture totale, tant sur la forme que sur le fond, affirmant la métamorphose de l’artiste en une figure de proue d’un « gospel industriel » sans précédent.
Une structure biblique et radicale
L’album s’articule autour d’un concept audacieux : le chiffre sept. Inspirée par les sept trompettes du Livre de la Révélation, M.I.A. a structuré son œuvre en 16 pistes, dont sept interludes nommés « TRUMPET ». Ce squelette narratif n’est pas qu’un simple artifice ; il rythme une expérience d’écoute presque liturgique. Le projet est né d’un processus créatif intense, écrit dans sept lieux différents à travers le globe en seulement sept jours, conférant à l’ensemble une urgence et une spontanéité palpables.
Un choc sonore et spirituel
Musicalement, M.I.7 est une claque sensorielle. On y retrouve l’ADN de M.I.A. — des rythmes glitchy, du funk carioca et des percussions mondiales — mais transfiguré par une ferveur mystique. La collaboration avec le Sunday Service Choir sur des titres comme « JESUS » ou « CALLING » crée un contraste saisissant entre la pureté des chœurs et la brutalité des productions électroniques. La critique, notamment Pitchfork qui lui a attribué la note de 7.4, salue cette capacité à transformer le chaos en une œuvre de dévotion moderne.

