Le reggae méditatif de Marcus Gad s’offre un nouveau souffle. Avec « Fruit and Flower », second extrait de son futur album, l’artiste calédonien confirme sa place singulière sur la scène internationale. Dès l’entame, un roll de batterie magistral réveille les sens, introduisant une instrumentale où la tradition roots flirte avec une épaisseur sonore résolument moderne.
Ce qui frappe d’emblée, c’est cette texture organique, presque palpable. Des cuivres rutilants viennent scander le rythme, apportant une chaleur cuivrée qui dialogue avec une basse profonde. Au cœur de cet écrin produit par Tamal, la voix de Marcus Gad déploie toute sa palette. Fidèle à sa réputation, le chanteur ne se contente pas de bercer l’auditeur : il alterne avec une agilité déconcertante entre des envolées mélodiques célestes et des séquences « kickées », plus percutantes et ancrées dans le sol.
Les chœurs et les vocalises éthérées, véritable signature acoustique du projet, enveloppent le morceau d’une aura mystique. On y retrouve cette quête de pureté et ce lien indéfectible à la terre qui font le sel de son écriture. Plus qu’un simple titre, « Fruit and Flower » agit comme une promesse sensorielle avant la sortie du disque. Pour porter ce message, Marcus Gad entame une tournée d’envergure, une aventure scénique où ces arrangements riches prendront leur pleine dimension.
Entre puissance des cuivres et sérénité vocale, le rendez-vous est pris : la vibration est là, authentique, prête à faire germer une nouvelle ère pour le reggae francophone.

