Dans un monde qui ne dort plus, où les pensées s’entrelacent jusqu’à l’épuisement, Nadia Vaeh signe une chanson coup de poing : “I Think I Think Too Much”. L’artiste pop-rock d’Atlanta livre ici un exutoire taillé pour les insomniaques de l’âme et les esprits en surchauffe. Premier extrait de son EP à venir, Nerve Endings, ce titre s’impose comme un hymne pour celles et ceux qui vivent dans le bruit intérieur.
Dès les premières mesures, la mélodie accroche. Les guitares sont nerveuses, le tempo serré, mais c’est la voix de Vaeh qui capte immédiatement l’attention : claire, vulnérable, portée par une urgence sincère. Elle chante sans détour le vertige de l’overthinking, cette spirale mentale où chaque pensée en appelle une autre, sans jamais trouver le repos. Il y a chez elle une manière très directe de nommer l’angoisse, mais sans sombrer dans le pathos.
Avec cette chanson, Nadia Vaeh inaugure une nouvelle ère, plus introspective, plus brute. Nerve Endings s’annonce comme une traversée émotionnelle, entre cicatrices et résilience. “I Think I Think Too Much” n’est pas seulement un single : c’est une confession rythmée, un moment de lucidité mis en musique. Et c’est précisément cette franchise sans fard qui touche.
Un titre à écouter fort, à minuit, quand le silence devient assourdissant.

