Le virage à 180 degrés est un art périlleux, mais Phorie le maîtrise avec une audace rafraîchissante. Connu jusqu’ici pour ses explorations électroniques texturées et profondes, l’artiste brise ses propres codes en ce début d’année 2026. Son nouveau single, Gone Again, surprend dès les premières secondes par son énergie brute et organique.
Exit les synthétiseurs froids et les rythmiques programmées. Phorie embrasse désormais l’esthétique vibrante du pop-punk des années 2000. Pour opérer cette métamorphose, il s’est entouré d’une section rythmique solide : la basse et la batterie nerveuses de Paul Geldart propulsent le morceau, tandis que les riffs de guitare acérés de Graham Campbell apportent une texture résolument garage rock. Pendant près de quatre minutes, le titre avance avec une urgence et une nostalgie palpables, rappelant l’âge d’or des distorsions adolescentes.
Au centre de ce tumulte sonore, la voix de Phorie trouve une nouvelle résonance. Plus directe et écorchée, elle porte des lignes mélodiques immédiates qui contrastent avec la complexité de ses productions passées. Ce choix de l’authenticité instrumentale, porté par son propre label, prouve que l’artiste refuse le confort de la répétition. Gone Again ne se contente pas d’emprunter les codes du rock alternatif : il les réhabilite avec une sincérité moderne.
Une chronique de rupture stylistique réussie, disponible sur toutes les plateformes, qui redéfinit l’avenir de son projet musical.

