Dès les premières secondes, Watch Me Die Inside plonge l’auditeur dans un univers où les repères habituels du métal s’effacent. Avec son nouvel EP Infinity Fall I, Aleph, musicien chypriote au parcours à la fois classique et autodidacte, affirme un son unique qui mêle intensité deathcore, noirceur black metal, souffle mélodique et textures électro-pop. Une fusion aussi surprenante qu’immersive, qui défie les codes et captive par sa singularité.
L’ouverture, Infinity Fall I, illustre parfaitement cette esthétique des contrastes. Un piano fragile et introspectif se superpose à des nappes électroniques aériennes avant d’exploser en riffs acérés et en rythmiques brutales. La collision entre délicatesse et violence ne se contente pas d’étonner : elle définit l’identité sonore d’Aleph, oscillant constamment entre émotion et agressivité, finesse et chaos.
Weak Tension poursuit ce jeu d’équilibre. La chanson alterne passages presque contemplatifs et poussées de guitares tranchantes, rythmiques martelées et lignes vocales chargées d’émotion. Chaque élément semble soigneusement calculé pour maintenir une tension palpable, tout en laissant l’espace à l’auditeur de respirer entre les éclats.
Le triptyque se conclut avec Something Is Wrong, où la dialectique douceur/chaos atteint son apogée. Les sons se superposent en couches denses, oscillant entre tempêtes sonores et moments suspendus, créant une immersion totale dans un paysage musical à la fois maîtrisé et imprévisible.
Avec Infinity Fall I, Aleph ne livre pas seulement un EP : il ouvre une fenêtre sur un métal en mutation, où chaque contraste est pensé pour surprendre et émouvoir. C’est une invitation à explorer un territoire sonore nouveau, intense et profondément personnel.

