Le duo californien Queen Anne, mené par la comédienne Katie Silverman et le producteur Sandy Chila, confirme son statut de révélation indie-pop de l’année 2026. Après s’être distingué sur les radars d’Earmilk et de 1883 avec une relecture cinématographique du Let’s Dance de Bowie, le groupe de Los Angeles passe un cap émotionnel crucial. Disponible ce vendredi 16 octobre, leur tout nouveau single Greyhound s’impose d’emblée comme leur œuvre la plus vulnérable et incisive à ce jour.
Né de l’amertume d’une fin de soirée, le morceau capture l’instant douloureux où l’on cherche, au milieu d’une fête bondée, le regard d’un être cher qui a déjà oublié notre présence. Au-delà de cette errance nocturne, Silverman livre une méditation douce-amère sur le déchirement d’aimer quelqu’un que l’on ne respecte plus. Le spleen textuel s’y habille d’une pop sombre et éthérée, bousculée par des textures postmodernes héritées des années 80.
La force du titre réside aussi dans sa métaphore animalière inattendue. Fascinée par le lévrier — ce canidé capable de pointes à 70 km/h qui redevient instantanément calme et affectueux —, l’écriture de Silverman s’offre une respiration ludique au cœur de la mélancolie.
Après le succès de Watch Me Win It, classé au top 100, et l’accueil de pépites comme BabyGirl Like To Lie, Queen Anne poursuit sa trajectoire ascendante. Récemment adoubé lors d’un concert privé pour la station mythique SOCAL SOUND, le duo mêle productions audacieuses et songwriting viscéral. Une course folle qu’il faudra suivre de très près.

