L’automne s’installe, et avec lui, une bande-son qui réchauffe instantanément l’atmosphère. C’est le tour de force réussi par l’auteur-compositeur-interprète britannique Tim Jackson avec son tout premier single officiel, Can’t Stop The Rain, publié sous le label Right Track/Universal Music. Si son nom vous est encore inconnu, son portfolio est déjà solide, et ce premier extrait du très attendu album Putting In The Hours se présente comme une véritable carte de visite.
Dès les premières notes, le morceau déploie un groove chaleureux, à la fois frais et profondément familier. Jackson y réalise une expérience audacieuse : imaginer ce que donnerait une collaboration où Steely Dan tenterait d’écrire un titre pour les Rolling Stones dans les années 70. Le pari est gagné grâce aux harmonies pop-rock sophistiquées propres au rock FM de cette décennie, mariées à la sincérité brute et à l’honnêteté désarmante de la pop britannique à la Squeeze.
Enregistré aux studios Love Electric de Hornsey, le titre brille par sa construction organique et sa nostalgie réconfortante. Au cœur de cette tempête mélodique, une métaphore des luttes quotidiennes émerge. Les paroles simples traduisent un besoin viscéral de simplicité, opposant le désir d’évasion et la douceur de la plage au tumulte étouffant et aux combats de la vie urbaine.
Le point d’orgue est sans conteste le solo de guitare habité de Seb Wesson, blues-rocker de renom et ami d’enfance de Jackson, qui apporte un supplément d’âme historique au morceau. Chronique de la vie ordinaire magnifiée par un sens inné du rythme, Tim Jackson ne fait pas que passer avec ce titre : il s’impose durablement sur la scène musicale.

