Il y a des albums qui s’écoutent, et d’autres qui se traversent. Avec Réminiscence, Tita Nzebi signe une œuvre habitée, presque méditative, où chaque note semble porter le poids d’une histoire intime et collective. Sorti le 20 février 2026, ce nouveau chapitre discographique confirme la stature d’une artiste qui, depuis les forêts de Mbigou, au Mbigou, jusqu’aux scènes internationales, n’a jamais cessé de chanter l’âme de son pays, le Gabon.
Enregistré entre plusieurs studios à Paris et mixé aux mythiques Real World Studios fondés par Peter Gabriel, l’album respire une ambition sonore maîtrisée. Les arrangements, d’une grande finesse, mêlent guitares, percussions congolaises, cithare et nappes symphoniques, tissant un écrin délicat autour d’une voix toujours aussi incarnée.
Mais la force de Réminiscence réside surtout dans ses thèmes. Transmission, sagesse maternelle, élévation spirituelle, devoir de mémoire : Tita Nzebi explore les liens invisibles qui façonnent nos existences. Sur « Etc. », elle interroge la responsabilité des adultes face aux générations futures. « BA’ATE » convoque une métaphore héritée de sa mère, comparant les humains à des calebasses qui s’entrechoquent sans se briser. Quant à « NZEMBI », il s’élève comme une prière apaisée.
Chanté majoritairement en langue nzebi, l’album affirme une identité forte tout en dialoguant avec le monde. Plus qu’un simple projet musical, Réminiscence est une œuvre de mémoire vivante, un pont entre héritage et modernité, entre silence et résonance. Ce projet s’impose comme la parenthèse musicale de votre journée, le moment de musique dont vous avez besoin pour commencer la semaine de la meilleure des manières.

